L’appel des Merles

L’appel des Merles

Le ciel s’humidifie déjà de l’encre de la nuit

Laissant ses couleurs pastelles se diluer

En toile de fond de cet océan de magie

Les merles, en cet instant précis

Se font entendre de leur dulcinée

Produisant d’excessifs gazouillis

Pour les guider jusqu’à leur trône boisé

Bientôt de nouvelles familles

Habilleront notre paysage raffiné

Sévane

A toi, petit pinson des arbres

Te voilà, l’air de rien
Conquérant d’un nouveau terrain
En l’espace d’un matin
Celui que tu fais tien
n’est autre que mon jardin
Mais peu importe que ce soit le mien
Puisque la nature toute entière t’appartient
En être la témoin
Est un précieux bien

Sévane

Jeune goéland ou gwelan

Durant nos vacances bretonnes, j’ai notamment appris que Goéland vient de gwelan. Cela signifie pleurer. S’il est vrai que ces oiseaux semblent bien souvent pleurer, ils nous font aussi sourire. D’abord parce qu’ils nous apportent un vent iodé nous poussant à nous évader au large de notre quotidien. Mais aussi parce qu’il est tellement drôle d’observer les vacanciers désireux d’entamer leur première morce d’un goûter bien mérité qui bien vite leur est retiré par ces habiles oiseaux. On en rit d’autant plus quand on en a été victime. Et puis, c’est la nature !

Le Harle et le Cormoran

Immersion sonore et visuelle cet après-midi à Saint-Blaise. Il y en avait des Klaxons différents. Le harle secouait sa tignasse brune pendant que le cormoran se la jouait mannequin sur son rocher. Évidemment le cormoran est beaucoup plus grand que le harle mais le but de cette esquisse était de les croquer sur le vif, la précision ne s’est pas jointe à mes coups de pinceaux.

Le faucon Crécerelle

Il ne s’en doute pas, mais à chacune de mes promenades, je l’entends, je l’observe et l’admire. Bref, je le croque en croquis. Bien qu’un peu plus cruel pour les rongeurs, Il est aussi joyeux qu’une hirondelle. Aucun complexe ne semble l’habiter, même pas sa taille. Il est pourtant très petit pour un rapace mais cela lui donne l’avantage de son agilité. C’est un flibustier du ciel qui ne semble pas connaître la fatigue. Restant de longues minutes à voler en stabulation libre, le gainage n’a pas de secret pour lui. Puis lorsque vient le moment de chasser, il plonge telle une fusée sur sa proie qui n’a qu’à s’incliner.