La cabane

Telle une vieille connaissance

Qui se présente au gré des saisons

Enrichie de toute l’expérience

Que la nature sculpte à sa façon

Sa parure n’est plus vernie

Les hivers l’ont trop caressée

Ses couleurs se sont assagies

Laissant apparaître ses fragilités

Elle ne combat pas le temps

Parfois même lieu de dégustation

Elle s’y abandonne joyeusement

Ancrée dans la terre des vignerons

L’appel des Merles

L’appel des Merles

Le ciel s’humidifie déjà de l’encre de la nuit

Laissant ses couleurs pastelles se diluer

En toile de fond de cet océan de magie

Les merles, en cet instant précis

Se font entendre de leur dulcinée

Produisant d’excessifs gazouillis

Pour les guider jusqu’à leur trône boisé

Bientôt de nouvelles familles

Habilleront notre paysage raffiné

Sévane

A toi, petit pinson des arbres

Te voilà, l’air de rien
Conquérant d’un nouveau terrain
En l’espace d’un matin
Celui que tu fais tien
n’est autre que mon jardin
Mais peu importe que ce soit le mien
Puisque la nature toute entière t’appartient
En être la témoin
Est un précieux bien

Sévane

Toi je t’adore !

Est-ce dû à tes oreilles divergentes ou plutôt à ton regard ténébreux ? A ton air nonchalant ou à tes narines proéminentes ? C’est vrai que ça fait beaucoup d’atouts mais à bien y réfléchir, c’est juste que tu as l’air trop sympa et que j’ai vraiment trop de chance de te croiser tous les jours à côté de chez moi 🙂

Jeune goéland ou gwelan

Durant nos vacances bretonnes, j’ai notamment appris que Goéland vient de gwelan. Cela signifie pleurer. S’il est vrai que ces oiseaux semblent bien souvent pleurer, ils nous font aussi sourire. D’abord parce qu’ils nous apportent un vent iodé nous poussant à nous évader au large de notre quotidien. Mais aussi parce qu’il est tellement drôle d’observer les vacanciers désireux d’entamer leur première morce d’un goûter bien mérité qui bien vite leur est retiré par ces habiles oiseaux. On en rit d’autant plus quand on en a été victime. Et puis, c’est la nature !